Sous l’étoile de la liberté

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Où l’on apprend que, le parcours de fuite suivit par les déportés des goulags sibériens pour échapper à l’oppression soviétique était à la fois héroïque et fascinant, extrême, dangereux et possible. Certains sont morts, d’autres ont survécu pour cette idée éternelle, la liberté .

« Sous l’étoile de la liberté » est inspiré du livre de Sławomir Rawicz publié en 1956, « À marche forcée » (The Long Walk), un récit controversé de son évasion d’un camp du goulag. Le livre fut traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus de 500 000 exemplaires. Peter Weir en réalisa un film « The Way Back » (Les chemins de la liberté pour la VF) en 2010.

Résumé

« De mai à décembre 2003, Sylvain Tesson a mis ses pas dans ceux des hommes qui, pendant un demi-siècle, ont fui le goulag ou l’oppression soviétique. Un voyage de 6.000 kilomètres, de la Sibérie jusqu’au Sud de l’Eurasie, à pied, à cheval et à bicyclette. Une célébration de l’esprit d’évasion et un hommage rendu aux damnés du siècle rouge, qui choisissaient la liberté ».

« Huit mois à la rencontre des survivants du système concentrationnaire et des peuples jalonnant ces chemins de fuite. Thomas Goisque, photographe, est venu rejoindre Sylvain Tesson pendant sa traversée à quatre reprises : en Sibérie, en Mongolie, à Lhassa et à Darjeeling ».

Sources photos Thomas Goisque

« Ce qui prime chez moi, c’est l’idée de mouvement. C’est pour moi une notion essentielle. C’est la raison pour laquelle, je regarde avec affection une bestiole aussi peu sympathique que le requin. Il est obligé d’avancer sous peine de mourir. Car le seul moyen qu’il a pour que l’eau traverse ses branchies , est de nager en permanence. Si le requin s’arrête de nager, c’est l’asphyxie ». Sylvain Tesson

Sources photos Thomas Goisque

« Sous l’étoile de la liberté » est publié chez « Arthaud » et « J’ai lu ».

Extrait du film « The way Back » de Peter Weir.

Sur les chemins noirs

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Où l’on apprend, qu’après son grave accident, Sylvain Tesson est parti vagabonder par les chemins cachés, de la ligne de crête du Mercantour près de l’Italie jusqu’à la pointe du Cotentin. « Loin des routes, il existait une France ombreuse protégée du vacarme, épargnée par l’aménagement qui est la pollution du mystère. »

Résumé : Il m’aura fallu courir le monde et tomber d’un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j’ignorais les replis, d’un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.
Sylvain Tesson.

Editions GALLIMARD

sources photos © Tesson-Gallimard