Sabiduria l’île de la sagesse, extrait

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Sabiduria île de la sagesse, extrait page 114

Après un long silence, elle me dit qu’elle se prénomme « Estrella » et me fait part du plaisir qu’elle éprouve, chaque soir, à contempler la voute céleste.

Une observation qu’elle pratique depuis son plus jeune âge en compagnie de son grand père très érudit dans ce domaine et gardien des trésors cartographiques et astronomiques du Musée du village.

« … À cet instant indicible et indélébile, je ne sais rien d’elle, mais sa présence me suffit. Nos échanges sont brefs et ponctués de longs silences, comme pour respecter la richesse éclairante de la voute cosmique de l’hémisphère Sud. Je perçois son souffle léger et progressivement ma respiration s’accorde à la sienne. A cet instant sa main effleure la mienne. J’éprouve alors une douce sensation de bien-être, prélude à la méditation poétique.

« Belle androgyne ambiguë
De féminité et sensualité mêlées
Oh belle et fière ingénue
Vêtue d’une parure étoilée
Volontaire est ton regard
Comme ton maintien altier.
Ils expriment tous deux sans fard
Tes prophéties réalisées
Les paroles sibyllines
D’une prêtresse antique. »

 » Eres un alma hermosa. [Tu es une belle âme.] Que tu noche sea dulce, cariñosa y calmante ». [Que ta nuit soit douce, aimante et apaisante.]

Sa main se pose alors délicatement sur la mienne. J’ouvre les yeux et croise son regard. Elle s’est approchée de mon visage et dans un souffle parfumé, me dit :

Puis, sans attendre de réponse, elle s’évapore dans un bruissement de soie, me laissant la seule flagrance intime de son parfum et le souvenir de son visage aux traits fins et parfaits. Jerry, témoin de la scène, la regarde s’éloigner comme moi et un grand vide m’envahit alors, regrettant de n’avoir pu échanger plus longuement avec elle.

Je reste un long moment étendu dans la mousse avec Jerry en me remémorant ses derniers mots. Cette rencontre avait été sublime et je savais qu’elle resterait ancrée en moi à jamais. J’étais convaincu qu’elle n’était pas fortuite, tout comme celle de Jerry, et des épisodes surprenants qui m’avaient fait découvrir la communauté des Sabiduriens… »

Source Image ©Washington Douglas Alves

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Fantastique île de Pâques

Où l’on apprend qu’il existe une île perdue dans le Pacifique Sud à 3.800 km de Santiago du Chili, 4.300 km de Tahiti et 3.700 km des Marquises. Cette île volcanique, surgie des fonds abyssaux il y des milliers d’années, est constituée des coulées de lave de trois volcans lui donnant cette forme triangulaire presque parfaite, symbole de l’immanence de la nature.. Cette île est appelé « Mata Kite Rani » « des yeux regardent les étoiles » ou encore « Pito No Te Huena » le « Nombril du monde » en langue rapanui.

Illustration Philippe Le Briquir

L’ouvrage de Francis Mazière, « Fantastique île de Pâques » nous emmène à la découverte de cette île à la fois sauvage, mystérieuse et tragique.

Résumé : MATA-KITE-RANI « des yeux regardent les étoiles », est le nom le plus ancien de île de Pâques, et c’est celui qui exprime le mieux la vérité de cette île au passé obscur : aujourd’hui encore, sur ce lambeau de terre où la vie se meurt, neuf cents géants de pierre fixent le ciel de leurs yeux vides. Ils parlent d’une civilisation fabuleuse, aux secrets fascinants. Ces secrets, Francis Mazière, a entrepris de les percer. Le récit de son expédition est celui d’une grande aventure à travers le temps et l’espace ; c’est aussi un témoignage bouleversant sur la vie des derniers survivants d’un continent disparu. Babelio, LE LIVRE DE POCHE, 1968

Source : Babelio.com

Né en1924 et mort en 1994, Francis Mazière est ethnologue, cinéaste, écrivain, et archéologue spécialiste de l’Amazonie. A 23 ans il faisait sa première expédition dans le cadre de la Mission Ogôoué-Congo en 1946-1947.

« C’est en 1963 que Francis Mazière partit à bord d’une goélette de 19 mètres avec sa femme tahitienne Tila pour rejoindre, en cinquante jours, l’île de Pâques, cette île mystérieuse perdue au milieu du Pacifique ». Source : archives.lesoir.be

Source : National Geographic

Pendant deux années il tenta de percer son énigme en étudiant scientifiquement les Moaï, les vestiges, les grottes et les cavernes de l’île. Le best-seller « Fantastique île de Pâques » a été tiré à près d’un million d’exemplaires.

source : Pacifique à la carte

En plus de l’île de Pâques, Francis Mazière a étudié le Sinaï, les déserts de la mer Morte sur les traces de Moïse et du monothéisme ainsi que la Guyane, l’Argentine et le Pacifique Sud. Il a longtemps été le directeur de la collection «Énigmes de l’univers» chez l’éditeur Robert Laffont, puis des « Portes de l’étrange ». Source : archives.lesoir.be

sources textes : Babelio, archives.lesoir.be