La panthère des neiges

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Où l’on apprend ce qu’est la sagesse du monde animal. Un monde sauvage où la beauté et la liberté règnent dans un univers complexe. La faune de nos forêts, de nos champs, de nos montagnes et de nos déserts fait partie de notre écosystème. Elle constitue une immense chaîne alimentaire pour le renouvellement des espèces et l’équilibre naturel. Un monde où la vie et la mort se côtoient sans artifice. Un monde fait de prédateurs, à la fois terribles, furtifs et fragiles. Et l’homme qu’est-il pour cette sphère animal ? Le livre de Sylvain Tesson y répond dans ce récit initiatique ou il découvre les silences du Chang Tang au Tibet, l’affût animalier et l’art de l’attente.

Les yeux de la panthère disaient : « Nous ne pouvons nous aimer, vous n’êtes rien pour moi, votre race est récente, la mienne immémoriale, la vôtre se répand, déséquilibrant le poème. » Sylvain Tesson.

 » Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène.
Qui est-ce ?
La panthère des neiges. Une ombre magnifique !
Je pensais qu’elle avait disparue, dis-je.
C’est ce qu’elle fait croire.
 »

Vincent Munier

« Le livre de Sylvain Tesson apporte la réponse tant attendue : oui, elle est là et ses ancêtres ont peut-être regardé passer Matthiessen et Cognetti, stoïques, camouflés sur leur piédestal granitique. Lorsque Sylvain Tesson accepte l’invitation de Vincent Munier, talentueux photographe animalier, à le suivre en plein hiver, il sait déjà qu’il vient pour « elle » et uniquement pour « elle »« . Laureline Dubuy, La Croix

sources photo Vincent Munier sources texte : Gallimard, Sylvain Tesson

Sous l’étoile de la liberté

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Où l’on apprend que, le parcours de fuite suivit par les déportés des goulags sibériens pour échapper à l’oppression soviétique était à la fois héroïque et fascinant, extrême, dangereux et possible. Certains sont morts, d’autres ont survécu pour cette idée éternelle, la liberté .

« Sous l’étoile de la liberté » est inspiré du livre de Sławomir Rawicz publié en 1956, « À marche forcée » (The Long Walk), un récit controversé de son évasion d’un camp du goulag. Le livre fut traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus de 500 000 exemplaires. Peter Weir en réalisa un film « The Way Back » (Les chemins de la liberté pour la VF) en 2010.

Résumé

« De mai à décembre 2003, Sylvain Tesson a mis ses pas dans ceux des hommes qui, pendant un demi-siècle, ont fui le goulag ou l’oppression soviétique. Un voyage de 6.000 kilomètres, de la Sibérie jusqu’au Sud de l’Eurasie, à pied, à cheval et à bicyclette. Une célébration de l’esprit d’évasion et un hommage rendu aux damnés du siècle rouge, qui choisissaient la liberté ».

« Huit mois à la rencontre des survivants du système concentrationnaire et des peuples jalonnant ces chemins de fuite. Thomas Goisque, photographe, est venu rejoindre Sylvain Tesson pendant sa traversée à quatre reprises : en Sibérie, en Mongolie, à Lhassa et à Darjeeling ».

Sources photos Thomas Goisque

« Ce qui prime chez moi, c’est l’idée de mouvement. C’est pour moi une notion essentielle. C’est la raison pour laquelle, je regarde avec affection une bestiole aussi peu sympathique que le requin. Il est obligé d’avancer sous peine de mourir. Car le seul moyen qu’il a pour que l’eau traverse ses branchies , est de nager en permanence. Si le requin s’arrête de nager, c’est l’asphyxie ». Sylvain Tesson

Sources photos Thomas Goisque

« Sous l’étoile de la liberté » est publié chez « Arthaud » et « J’ai lu ».

Extrait du film « The way Back » de Peter Weir.

Nager avec les piranhas

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Où l’on apprend que notre gouvernement jacobin persiste et signe la mort d’un peuple et de sa culture.

Nager avec les piranhas, un livre de Michel Onfray à lire absolument

nager avec les piranhas
ameriendiens

« Il s’est enfoncé dans la région de Guyane où vit le peuple amérindien des Wayanas. Cette population, installée sur les rives de cours d’eau, est menacée de destruction par la pénétration des instruments de la modernité occidentale. Dans cet immense territoire, la France impose une loi jacobine qui ne correspond à aucune réalité locale. Ainsi, les peuples dits premiers sont, par la faute de l’électricité, d’Internet, de la télévision et du centralisme républicain, devenus des peuples derniers. Ils ont perdu jusqu’à la mémoire de leurs pratiques de pêche et de chasse. Le phénomène des suicides d’enfants qui se multiplient là-bas en est une des terribles conséquences. Nager avec les piranhas poursuit brillamment la réflexion que Michel Onfray mène depuis plusieurs années sur la manière dont les civilisations prospèrent sur les décombres de celles qui les ont précédées, avant de mourir à leur tour inéluctablement.

Texte ©Michel Onfray

Né à Argentan (Orne), Michel Onfray obtient en 1986 un doctorat en philosophie à l’Université de Caen. Il enseigne en classe terminale au lycée technique de Caen, puis démissionne de l’Education Nationale en 2002. Il considère en effet que l’enseignement de la philosophie se limite à la transmission d’une histoire de la philosophie officielle et conforme à l’ordre social, au lieu de se donner pour but d’apprendre à philosopher.

Partisan d’une éducation collective qu’il souhaite libertaire et gratuite, Michel Onfray fonde en 2002 l’Université Populaire de Caen, afin d’y enseigner une « contre-histoire » de la philosophie. La première année de cette université est consacrée à « Archipel pré-chrétien ». Il y montre toute la richesse de cette époque qui ne se limitait pas à la philosophie de Platon, chère aux chrétiens, avec des penseurs tels Démocrite, Antiphon, Aristippe, Diogène le cynique, Epicure, Lucrèce. chez lesquels il trouve une alternative au spiritualisme.

Michel Onfray est l’auteur de nombreux ouvrages où il développe une théorie de l’hédonisme. Il propose de réconcilier l’homme avec son corps, machine sensuelle, et de bâtir une éthique fondée sur l’esthétique. Pour lui, la philosophie est comme un art de vivre, de mieux vivre, qui permet de se débarrasser de ses illusions.

Michel Onfray considère qu’il n’y a pas de philosophie sans le bénéfice de la sociologie, des sciences et sciences humaines : « Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la réalité ». Sa philosophie est celle d’un rebelle, admirateur de Nietzsche, athée et proche du courant libertaire. Il prône une révolte contre le conformisme et le dogmatisme qui génèrent le conservatisme social.

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