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Teaser du roman « Sabiduria l’île de la sagesse »

Teaser

Présentation

Ce petit film, réalisé à partir d’images fixes, est une présentation succincte du roman « Sabiduria l’île de la sagesse ». Il n’en raconte pas l’histoire, mais aborde les thématiques qui guident mes réflexions, l’absurdité du monde dans lequel nous vivons, la politique politicienne, le règne de l’argent, la perte d’identité, le quotidien, la recherche du bonheur et du bien être, la sérénité, la nature, l’écologie, la tolérance, le respect, l’amour.

Sabiduria l’île de la sagesse, extrait

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Sabiduria île de la sagesse, extrait page 114

Après un long silence, elle me dit qu’elle se prénomme « Estrella » et me fait part du plaisir qu’elle éprouve, chaque soir, à contempler la voute céleste.

Une observation qu’elle pratique depuis son plus jeune âge en compagnie de son grand père très érudit dans ce domaine et gardien des trésors cartographiques et astronomiques du Musée du village.

« … À cet instant indicible et indélébile, je ne sais rien d’elle, mais sa présence me suffit. Nos échanges sont brefs et ponctués de longs silences, comme pour respecter la richesse éclairante de la voute cosmique de l’hémisphère Sud. Je perçois son souffle léger et progressivement ma respiration s’accorde à la sienne. A cet instant sa main effleure la mienne. J’éprouve alors une douce sensation de bien-être, prélude à la méditation poétique.

« Belle androgyne ambiguë
De féminité et sensualité mêlées
Oh belle et fière ingénue
Vêtue d’une parure étoilée
Volontaire est ton regard
Comme ton maintien altier.
Ils expriment tous deux sans fard
Tes prophéties réalisées
Les paroles sibyllines
D’une prêtresse antique. »

 » Eres un alma hermosa. [Tu es une belle âme.] Que tu noche sea dulce, cariñosa y calmante ». [Que ta nuit soit douce, aimante et apaisante.]

Sa main se pose alors délicatement sur la mienne. J’ouvre les yeux et croise son regard. Elle s’est approchée de mon visage et dans un souffle parfumé, me dit :

Puis, sans attendre de réponse, elle s’évapore dans un bruissement de soie, me laissant la seule flagrance intime de son parfum et le souvenir de son visage aux traits fins et parfaits. Jerry, témoin de la scène, la regarde s’éloigner comme moi et un grand vide m’envahit alors, regrettant de n’avoir pu échanger plus longuement avec elle.

Je reste un long moment étendu dans la mousse avec Jerry en me remémorant ses derniers mots. Cette rencontre avait été sublime et je savais qu’elle resterait ancrée en moi à jamais. J’étais convaincu qu’elle n’était pas fortuite, tout comme celle de Jerry, et des épisodes surprenants qui m’avaient fait découvrir la communauté des Sabiduriens… »

Source Image ©Washington Douglas Alves

De l’âme

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Où l’on apprend par François Cheng, poète, romancier et académicien, qu’il est « essentiel de retracer pour soi, ou en le partageant, l’itinéraire de son âme, qui est notre vrai vie ». La grande érudition, littéraire, poétique, philosophique de François Cheng, nous amène à s’interroger, explorer les mystères de l’âme.

« Il n’assène aucune sentence, n’affirme rien, mais invite le lecteur à l’accompagner sur le chemin de sa pensée, nourrie du dialogue avec sa correspondante « amie », mais aussi avec tous ceux qui, à travers les mots, la peinture, la musique, ont exploré depuis la nuit des temps les mystères de l’âme. Une pensée portée aussi par la beauté du monde ».

« De l’âme » n’est ni une encyclopédie, ni un précis sur l’âme, mais un vagabondage vivifiant et apaisant, que le lecteur a le sentiment d’arpenter en bonne compagnie ».

Extrait

« Lorsque j’ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané.
Votre deuxième lettre, que j’ai sous les yeux, je l’ai gardée longtemps avec moi, c’est seulement aujourd’hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l’avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : « Parlez-moi de l’âme »…
Votre phrase : « Sur le tard, je me découvre une âme », je crois l’avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l’avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j’avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m’interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m’est venu de relever le défi… »

François Cheng

Biographie par L’académie Française

« Né le 30 août 1929, en Chine pendant la guerre civile, François Cheng est issu d’une famille de lettrés et d’universitaires . La guerre terminée, la Chine sombre peu après dans la guerre civile qui jeta la jeunesse dans le désarroi ou la révolte. Après un temps d’errements, il entre à l’Université de Nankin.

Début 1948, son père participe, en tant que spécialiste des sciences de l’éducation, à la fondation de l’UNESCO, grâce à laquelle il peut venir en France. Il se consacra à l’étude de la langue et de la littérature françaises. Il obtient en 1960 un emploi stable au Centre de linguistique chinoise. Parallèlement à son travail, il s’est employé à traduire les grands poètes français en chinois et à rédiger sa thèse de doctorat.

En 1969, il a été chargé d’un cours à l’Université de Paris VII. À partir de là, il mènera de front l’enseignement et une création personnelle. Il sera naturalisé français en 1971. En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales, tandis que ses travaux se composent de traductions des poètes français en chinois et des poètes chinois en français, d’essais sur la pensée et l’esthétique chinoises, de monographies consacrées à l’art chinois, de recueils de poésies, de romans et d’un album de ses propres calligraphies.

Il se verra attribuer le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand prix de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre. Docteur honoris causa de l’université de Bergame (Italie) et de l’Institut catholique de Paris (2007).

Il a été élu à l’Académie française, le 13 juin 2002, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil), et reçu le 19 juin 2003 par Pierre-Jean Rémy ».

« Avec « De l’âme » (Albin Michel), livre court et très réconfortant, François Cheng, s’est lancé dans une exploration de l’âme, cette singulière chose qui peine à se faire une place dans le monde d’aujourd’hui, coincé dans un face à face corps-esprit « confiné et desséchant ».

sources photos © Albin Michel source vidéo © La grande librairie sources textes francetvinfo, Académie Française